Wang Keping, star rebelle et essence rare.

Portrait de Wang Keping dans son atelier, 2018, credit photo : Aline Wang

« Tout petit j’ai reçu l’influence de mes parents, ma mère était actrice et mon père écrivain et j’aimais beaucoup le théâtre. Je voulais être inventeur, en lien avec la physique. Aujourd’hui encore à l’atelier j’aime inventer et bricoler des nouveaux systèmes de poulies et de trappes. Personne dans ma famille ne peignait ou ne dessinait donc ne pouvait me l’enseigner;  je ne pensais pas à l’époque que je deviendrai artiste plasticien. C’était pendant la Revolution Culturelle, on était à la campagne, avec pour moi l’arrêt d’aller à l’école. »

Né en 1949 près de Pékin, Wang Keping est l’un des pères fondateurs de l’art contemporain chinois. Il a créé en 1979 le mouvement dissident « Xing Xing » /« Stars »/ « Etoiles » avec les artistes Ai Weiwei, Ma Dasheng et Huang Rui. Ses sculptures Silence et Idole deviennent des icônes emblématiques de la résistance face aux canons esthétiques imposés par le pouvoir, et font notamment la Une avec leur auteur du New York Times. Son engagement en faveur de la liberté d’expression et son rôle clé pendant la révolution culturelle en Chine au cours des années 1970  le mènent à choisir l’exil, en France avec son épouse, en 1984. Il a développé depuis une œuvre à la fois simple, sensuelle et virtuose qui explore et travaille toutes les possibilités du bois, reconnue internationalement comme l’une des contributions les plus importantes à la sculpture contemporaine. A Paris et Bruxelles, depuis 2017, il est représenté par la galerie Nathalie Obadia. A Hong-Kong depuis 2001, par la Galerie 10 Chancery Lane.

« C’est à 30 ans, que la voie de la sculpture m’a donné beaucoup d’espoir et que j’ai choisi de m’y consacrer. Avant, tout ce que j’ai vu et vécu m’a permis de mûrir. Après cette décision, un an s’est écoulé avant la couverture du New York Times.

Ma mère avait pas mal de relations, et afin me faire quitter « la rééducation » à la campagne, elle a réussi à m’envoyer dans une troupe de théâtre militaire au Yunnan. J’aimais beaucoup le théâtre mais très vite j’ai compris qu’il n’y avait aucune liberté dans la troupe de l’armée, et la vie est devenue pénible pour moi. A 20 ans je ne voulais plus être acteur, mais devenir écrivain. Ce n’était pas facile de quitter la troupe du Yunnan comme cela, c’était très mal vu et dangereux. Mais comme j’étais assez insolent, les chefs étaient plutôt contents de me laisser partir. Je me suis retrouvé à travailler dans une usine à la campagne. J’avais lu Gorki qui disait que c’était à la campagne avec le peuple qu’il avait le plus appris, alors je me suis dit que c’est ce que j’allais faire. Mais le soir, dans les dortoirs, après le travail à l’usine, c’était impossible d’étudier ou d’écrire alors de nouveau j’ai voulu partir .

Mon père me trouvait prétentieux et m’a dit que je ne ferai jamais rien de ma vie. Ma mère était bienveillante et essayait toujours de trouver une solution pour m’aider. Je voulais revenir à Pekin, mais mon hukou ( carte d’identité chinoise) ne me permettait pas de revenir en ville. Ma mère m’a dit qu’à la TV centrale, ils avaient besoin de nouveaux acteurs et qu’ils avaient eux, le pouvoir de faire venir des « campagnards » vivre à la ville. Alors j’ai été passé une audition et j’ai réussi. Ainsi j’ai pu rentrer à Pékin, mais assez vite j’ai trouvé les pièces nulles, alors je leur ai proposé d’écrire les scénarios, Le premier leur a plu et je suis devenu scénariste. L’immense avantage c’est que je pouvais travailler depuis chez moi et faire autre chose en parallèle, je n’avais plus trop besoin d’aller à la TV . Mes chefs qui ne comprenaient rien au théâtre ou à l’écriture et qui sans même lire ce que je leur donnais,  me demandaient toujours de réécrire. Or tout était fait à la main, pour éviter de tout recommencer je changeais juste les couvertures, ils ne s’en rendaient pas compte. Dans la troupe j’ai rencontré un peintre, qui est devenu un ami, j’aimais que son mode d’expression ne dépende pas du contrôle de la TV ou des autorités. 

Wang Keping. ‘Fist’, 1981. wood, overall: 56.5 × 26 × 15 cm. M+ Sigg Collection, Hong Kong. [2012.33]. © Wang Keping. / Credit Line: © M+, Hong Kong

Parallèlement, à Pékin, il commençait à y avoir des étrangers qui apportaient leur musique. Il était encore interdit de danser dans la rue, mais avec leurs radios cassettes c’était possible dans la maison. Un ami avait échangé une peinture contre un radio cassettes, moi aussi j’en voulais un. Mais le professeur d’histoire de l’art, à qui j’ai proposé ma sculpture faite à partir d’un barreau de chaise a refusé, en disant que c’était pas possible d’échanger un tel trésor pour un radio-cassette.

C’est de là que sont nés l’espoir et la décision d’être sculpteur. Mon père écrivain avait été mis au ban. J’étais en colère contre le régime. Ma première sculpture, celle faite avec le barreau s’intitulait « Wan Wan Sui » / « Long Life », ce qu’on pourrait traduire « Pour que Mao vive 10000 vies » phrase qu’on nous obligeait à crier chaque matin.  En 1976, Mao meurt, tout le monde pensait qu’il y aurait plus de liberté. Dans la foulée, j’ai crée Silence et Idole. Comme Fist et Chain qui sont dans la dation qu’Uli Sigg a faite au musée M+ à Hong Kong, mes sculptures au début étaient d’inspiration théâtrale et politique comme des pamphlets. 

Vous me posez la question de savoir si ces oeuvres contestataires seront exposées à M+ à Hong Kong.  Je ne sais pas, la probabilité qu’elles le soient dépend de la situation politique de Hong Kong, dont l’avenir est déjà difficile à prédire. Le musée est gouvernemental et comme le gouvernement est contrôlé par le PC qui contrôle de plus en plus, la culture, l’argent et le reste;  cela va être difficile, plus personne ne va oser faire une opposition.

Si en 1979, nous avons choisi d’appeler notre groupe « Etoiles », c’est parce que ce sont de petites lumières et que le ciel de Chine était obscur et noir. Enfin de loin elles paraissent petites, mais quand on s’en approche, c’est très grand. Et puis chaque étoile peut briller par elle-même intensément, indépendamment des autres, ce n’est pas comme la lune qui elle brille par réflection. 

Pour le choix du matériau, le bois c’était un peu par hasard. C’était très difficile de trouver du bois à Pekin, il y avait juste du charbon en quantité contrôlée et du petit bois alloué par famille pour allumer le feu, mais en très petite quantité. Pour faire ce petit bois, certains morceaux étaient trop durs à couper et à débiter, donc les vendeurs sur leur chariot les laissait tomber. Ils étaient contents que je les ramasse, cela leur évitait des problèmes avec leur chef. Moi en échange je leur donnais des cigarettes, un peu d’alcool. Donc voilà le bois c’est un peu par hasard. Et puis je me suis habitué à ce matériau qui en plus, est assez facile à sculpter et correspond bien à ce que je veux exprimer. 

Le Songe, 2015, bois @Aline Wang.

Pour le bois, je continue de choisir ce que les autres ne veulent pas, parce qu’il est pourri ou qu’il a trop de branches et de noeuds et que les scieries veulent des arbres pour débiter le plus de planches possible. Je cherche un peu partout mais je ne vais jamais dans les scieries.

Je ne sculpte que le bois frais, s’il a passé l’été et qu’il a trop séché je ne peux plus l’utiliser. Oui j’utilise le chalumeau car les bois français, dont la chair est blanche, vont se salir. Avec le noir, ça va mieux vieillir, ils vont se patiner comme des vieux meubles. Je n’utilise jamais de vernis, l’aspect lisse est obtenu uniquement par mon travail de polissage.

Avec le temps je suis devenu un spécialiste du bois. C’est comme un corps humain, avec ses parties tendres comme la chair et d’autres dures comme les os. Le bois en séchant va craquer, et je peux anticiper ses mouvements naturels dans ma sculpture. Chaque essence réagit et craque différemment. Comme les gens, chacun a sa personnalité.

Quand je suis arrivé en France dans les années 80, j’ai voulu apprendre et voir l’art occidental et je me suis demandé si ce que je faisais était de l’art contemporain.

Qu’est que l’art ? C’est une vaste question, un piège, personne ne peut y répondre clairement. Je pense que pour plein d’activités, les gens sont interchangeables, par exemple si tu ne fabriques pas une voiture, quelqu’un d’autre le fera à ta place. Alors que pour un artiste, personne ne le fera pareil. Si Picasso n’avait pas peint Guernica, personne ne l’aurait jamais peint de cette manière.

Quand j’ai compris que je faisais quelque chose de vraiment différent avec une identité propre, qui ne rentrait dans aucune case prédéfinie, que c’était hors-mode, cela m’a conforté pour continuer. L’artiste qui m’attire le plus c’est Brancusi car il cherchait la simplicité, ce qui est le plus important. Il a ouvert une nouvelle voie pour beaucoup d’autres artistes, et puis il travaillait la pierre en artisan des matériaux. 

Bird, 1982, Woodcarving / Birch, H 42 x 47 x 20 cm, credit photo : Aline Wang

Ce qui a le plus changé en France depuis 40 ans, c’est que l’art c’est comme la photographie. Ce que je veux dire c’est que dans les années 80 seuls les photographes faisaient de la photo, maintenant avec les iPhone etc, tout le monde peut le faire. Après cela dit, il y a toujours peu d’artistes. 

A un jeune artiste, les possibilités sont multiples, il peut apprendre très vite plein de techniques et de supports. Je lui conseillerai de ne pas suivre la mode, de trouver sa propre voix et sa propre personnalité. Et puis il faut avoir une certaine révolte contre la société, les modes, l’art officiel, les « Monumenta ». Les gouvernements d’ailleurs ne devraient pas s’occuper d’art.

Le confinement a eu peu d’incidences pour moi, j’ai continué à travailler dans mon atelier. Peut-être cela va aider à une prise de conscience plus importante sur la menace que représente le gouvernement chinois.

Bird, 2015, woodcarving / Maple,  H 49 x 51 x 17 cm, credit photo : Aline Wang

On a d’ailleurs pu finir d’installer les Oiseaux dans les jardins de Chaumont-Sur-Loire juste avant le début du confinement. J’ai toujours fait des oiseaux depuis que j’ai commencé la sculpture, donc depuis 40 ans maintenant. Mais les occasions de les exposer sont rares. Je suis très heureux que Chantal Colleu-Dumond m’ait invité à cette carte blanche. Je peux ainsi montrer ces 40 oiseaux, en cette date anniversaire des 40 ans des Etoiles. C’est la forme du bois qui me donne l’impulsion, l’inspiration. Après le plus difficile c’est que chaque oiseau soit différent et qu’il y ait une certaine humanité dans chacun …En fait le mieux c’est d’aller voir mes sculptures à Chaumont, ce que j’ai à dire, je l’exprime à travers mes sculptures.

Maybe Bird, 2013; Wood carving / Cedar, H 57 x 42 x 24 cm, credit photo : Aline Wang

Mon projet actuel c’est de réaliser une sculpture avec ce grand chêne de 200 ans. C’est une opportunité ce grand tronc très large, mais c’est difficile. Je lui tourne autour, je lui enlève l’écorce, je le déshabille, je réfléchis comment je vais pouvoir le sculpter.

Wang Keping préparant une sculpture monumentale, 2020, credit photo : Aline Wang

Pour en savoir plus sur le travail de Wang Keping, vous pouvez suivre son compte instagram  : wang_keping_sculpture, et voici le lien vers son site très complet : https://www.wangkeping.com

Sur son exposition Les Oiseaux aux Jardins de Chaumont sur Loire (jusqu’au 1er Nov 2020)

http://www.domaine-chaumont.fr/de/wang-keping-0 .

Vers sa galerie :

https://www.nathalieobadia.com/artist_detail.php?selectedwork=0&c=&ar=181&af=1&p=3&g=2

Interview réalisée par Valentine Meyer le 19 Juin 2020. Merci à Wang Keping et Aline Wang.

Wang Keping, rebel star and rare essence.

« As a child I received the influence of my parents, my mother was an actress and my father a writer and I loved the theatre very much. I wanted to be an inventor, related to physics. Even today in the studio I like to invent and tinker with new pulley and hatch systems. No one in my family painted or drew so could not teach it to me; I did not think at the time that I would become a visual artist. It was during the Cultural Revolution, we were in the countryside, with me stopping to go to school.”

Born in 1949 near Beijing, Wang Keping is one of the founding fathers of contemporary Chinese art. In 1979, he founded the dissident movement «Xing Xing»/ «Stars» with artists Ai Weiwei, Ma Dasheng and Huang Rui. His Silence and Idol sculptures become iconic icons of resistance against the aesthetic canons imposed by power, and make the New York Times’s coverage with their author. His commitment to freedom of expression and his key role during the cultural revolution in China in the 1970s led him to choose exile in France with his wife in 1984.

Since then, he has developed a simple, sensual and virtuoso work that explores and works all the possibilities of wood, recognized internationally as one of the most important contributions to contemporary sculpture. In Paris and Brussels, since 2017, he is represented by Galerie Nathalie Obadia. In Hong Kong since 2001, by Galerie 10 Chancery Lane.

« It was at the age of 30 that the path of sculpture gave me great hope and that I chose to devote myself to it. Before, everything I saw and experienced allowed me to mature. After this decision, a year passed before the coverage of the New York Times.

My mom had a lot of connections, and in order to get me out of rehab in the country, she managed to send me to a military theatre troupe in Yunnan. I loved the theatre, but very soon I realized that there was no freedom in the army troupe, and life became painful for me. When I was 20, I didn’t want to be an actor anymore. It was not easy to leave the Yunnan troupe like that, it was very badly seen and dangerous. But since I was quite insolent, the leaders were rather happy to let me go. I ended up working in a factory in the country. I had read Gorki who said that it was in the country with the people that he had learned the most, so I thought that was what I was going to do. But in the evening, in the dormitories, after working in the factory, it was impossible to study or write then again I wanted to leave.

My father thought I was pretentious and told me I would never do anything with my life. My mother was benevolent and always trying to find a solution to help me. I wanted to return to Pekin, but my hukou (Chinese identity card) did not allow me to return to the city. My mother told me that on central TV, they needed new actors and that they had the power to bring in «rural people» to live in the city. So I was auditioned and I passed. So I was able to go back to Beijing, but pretty soon I found the plays lame, so I offered them to write the scripts, they liked the first one and I became a screenwriter. The great advantage is that I could work from home and do something else in parallel, I didn’t need to go on TV anymore. My bosses, who did not understand theatre or writing and who, without even reading what I gave them, always asked me to rewrite. But everything was done by hand, to avoid starting all over again I just changed the covers, they did not realize it.

In the troupe I met a painter, who became a friend, I liked that his mode of expression did not depend on the control of the TV or the authorities. At the same time, in Beijing, foreigners were starting to bring their music. It was still forbidden to dance on the street, but with their radio cassettes it was possible in the house. A friend had exchanged a painting for a radio-cassette, and I wanted one too. But the professor of art history, to whom I proposed my sculpture made from a bar chair, refused, saying that it was not possible to exchange such a treasure for a radio-cassette.

That’s where the hope and the decision to be a sculptor came from. My father was a writer who was banished for that. I was angry with the regime. My first sculpture, the one I did with the bar, was called “Wan Wan Sui” / “Long Life”, which could be translated as “For Mao to live 10,000 lives”, a phrase that we were forced to shout every morning. In 1976, Mao died, everyone thought there would be more freedom. In the process, I created Silence and Idol. Like Fist and Chain which are in the donation that Uli Sigg made at the M+ museum in Hong Kong, my sculptures at first were theatrical and political inspiration like pamphlets.

You are asking me whether these protest works will be exhibited at M+ in Hong Kong. I don’t know, the likelihood of that depends on the political situation in Hong Kong, which is already difficult to predict. The museum is governmental and as the government is controlled by the PC (Communist Party) which controls more and more, the culture, money and the rest; it will be difficult, no one will dare to make an opposition.

If in 1979 we chose to call our group “Stars”, it was because they were small lights and the sky in China was dark and black. At last from a distance they seem small, but when we approach them, it is very big. And then each star can shine by itself intensely, independently of the others, it is not like the moon that it shines by reflection.

For the choice of material, the wood was a little by chance. It was very difficult to find wood in Bejing, there was just coal in controlled quantity and small wood allocated per family to light the fire, but in very small quantity. To make this little wood, some pieces were too hard to cut and cut, so the sellers on their cart dropped them. They were happy that I picked them up, it saved them problems with their boss. In exchange I gave them cigarettes, a little alcohol. So here’s the wood, it’s a bit by chance. And then I got used to this material which in addition, is quite easy to sculpt and corresponds well to what I want to express.

For wood, I continue to choose what others do not want, because it is rotten or has too many branches and knots and the sawmills want trees to cut as many boards as possible. I look everywhere but I never go to the sawmills. I only carve fresh wood, if it has passed the summer and dried too much I can no longer use it. Yes I use the torch because the French woods, whose flesh is white, will get dirty. With black, it will age better, they will skate like old furniture. I never use varnish, the smooth appearance is obtained only by my polishing work.

Over time I became a wood specialist. It is like a human body, with its tender parts like flesh and other hard parts like bones. The wood drying will crack, and I can anticipate its natural movements in my sculpture. Each essence reacts and cracks differently. Like people, everyone has a personality.

When I came to France in the 1980s, I wanted to learn and see Western art and wondered if what I was doing was contemporary art.

What is art? It is a vast question, a trap, no one can answer clearly. I think that for a lot of activities, people are interchangeable, for example if you don’t make a car, someone else will do it for you. While for an artist, no one will do the same. If Picasso had not painted Guernica nobody would have ever painted it that way.

When I realized that I was doing something really different with an identity of my own, that it didn’t fit into any predefined box, that it was out of fashion, it comforted me to continue. The artist that attracts me the most is Brancusi because he sought simplicity, which is the most important. He opened a new path for many other artists, and then he worked the stone as an artisan.

What has changed most in France in 40 years is that art is like photography. What I mean is that in the 80’s only photographers did photography, now with iPhones etc, everyone can do it. After that said, there are still few artists.

For a young artist, the possibilities are multiple, he can quickly learn many techniques and supports. I will advise him not to follow fashion, to find his own voice and his own personality. And then it is necessary to have a certain revolt against society, the fashions, the official art, the «Monumenta ». Governments should not be involved in art.

The confinement had little impact on me, I continued to work in my studio. Perhaps this will help to raise awareness about the threat posed by the Chinese government.

We were able to finish installing the Birds in the gardens of Chaumont-Sur-Loire just before the beginning of the confinement. I have always made birds since I started sculpture, so for 40 years now. But opportunities to exhibit them are rare. I am very happy that Chantal Colleu-Dumond invited me to this carte blanche. Thus I can show these 40 birds, on this anniversary of the 40 years of the Stars. It is the shape of the wood that gives me the impetus, the inspiration. After the most difficult is to make that each bird is different and that there is a certain humanity in each … In fact the best thing is to see my sculptures in Chaumont, what I have to say, I express it through my sculptures.

My current project is to create a sculpture with this large oak of 200 years. It is an opportunity this very large trunk, but it is difficult. I turn him around, I take his bark off, I undress him, I think about how I’m going to sculpt him.

To learn more about Wang Keping’s work, you can follow his instagram  account: wang_keping_sculpture, and here is the link to his very complete site: https://www.wangkeping.com

On his exhibition Les Oiseaux aux Jardins de Chaumont sur Loire (until 1 Nov 2020)

« http://www.domaine-chaumont.fr/de/wang-keping-0 »

To his gallery

https://www.nathalieobadia.com/artist_detail.php?selectedwork=0&c=&ar=181&af=1&p=3&g=2

Interview conducted by Valentine Meyer on June 19, 2020. Thanks to Wang Keping and Aline Wang.

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